Chirurgie du coude

Épicondylite du coude

Diagnostic et traitement de l'épicondylite (tennis elbow) : symptômes, examens et options thérapeutiques à Nice.

Épicondylite du coude

Définition

L'épicondylite, aussi appelée « tennis elbow », est une tendinopathie d'insertion touchant les tendons des muscles extenseurs du poignet et des doigts au niveau de l'épicondyle latéral du coude. Le tendon le plus souvent atteint est celui du court extenseur radial du carpe (ECRB).

Cette pathologie fait partie des troubles musculo-squelettiques (TMS) du membre supérieur. Elle résulte d'une sollicitation excessive et répétitive des tendons épicondyliens, pouvant aller de la simple inflammation à des microfissurations voire des ruptures partielles du tendon.

Elle touche principalement les personnes de 30 à 50 ans, qu'il s'agisse de sportifs (tennis, golf, badminton), de travailleurs manuels ou de personnes utilisant intensivement un clavier et une souris.

Diagnostic

Le diagnostic est essentiellement clinique, confirmé par des tests spécifiques reproduisant la douleur.

Symptômes

  • Douleur à la face externe du coude, d'apparition soudaine ou progressive
  • Douleur pouvant irradier le long de l'avant-bras jusqu'au poignet
  • Sensation de brûlure sur la partie externe du coude
  • Douleur intense lors de la préhension : serrer la main, tourner une poignée, soulever un objet
  • Perte progressive de la force de préhension

Signes cliniques

  • Douleur exquise à la palpation de l'épicondyle latéral
  • Test de Mill positif : douleur à l'extension contrariée du poignet
  • Douleur à l'extension contrariée du majeur (test du doigt long)
  • Coude particulièrement sensible et douloureux au toucher direct

Examens complémentaires

L'imagerie n'est pas toujours nécessaire mais permet d'évaluer la sévérité de l'atteinte tendineuse.

Traitement

Efficace dans 80 à 90 % des cas, le traitement conservateur est toujours tenté en première intention.

  • Repos et éviction des gestes déclenchants : arrêt temporaire de l'activité responsable
  • Kinésithérapie : étirements des muscles épicondyliens, renforcement excentrique progressif, massages transverses profonds
  • Port d'un bracelet épicondylien (orthèse) pour soulager la tension tendineuse
  • Infiltrations de corticoïdes en cas de douleur résistante (soulagement rapide mais temporaire)
  • Infiltrations de PRP (plasma riche en plaquettes) pour favoriser la cicatrisation tendineuse
  • Ondes de choc extracorporelles pour stimuler la régénération

Envisagé en cas d'échec du traitement conservateur après 6 à 12 mois. Les douleurs disparaissent dans 8 cas sur 10.

  • Ténotomie des épicondyliens : désinsertion chirurgicale de l'insertion pathologique, permettant une cicatrisation sur tissu sain
  • Réalisable sous arthroscopie (mini-invasif) ou à ciel ouvert selon l'étendue des lésions
  • Récupération fonctionnelle complète en 2 à 3 mois après l'intervention
  • Rééducation post-opératoire progressive avec reprise sportive adaptée